L’imagerie médicale sert à l’observation de malformations, inflammations, hémorragies et la détection de cellules cancéreuses. Quelles sont les différentes techniques utilisées, comment se forment ces images, et à quoi doit s’attendre le patient ?
Lorsque le patient présente des symptômes pouvant laisser penser qu’il souffre d’une certaine maladie, le médecin peut assurer son diagnostic à l’aide de l’imagerie médicale. L’objectif est de fournir une représentation visuelle de l’intérieur du corps humain. Dans le cas du cancer, l’observation des tissus permet de détecter d’une part la présence ou non de tumeur, et d’autre part, leur état malin ou bénin. Le principe de l’imagerie médicale est toujours le même : l’organe que l’on souhaite observer est stimulé et sa réaction est mesurée à l’aide de capteurs spécifiques afin de constituer un ensemble de données qui seront traitées pour afficher une image interprétable par un praticien. On peut vouloir observer chez le patient des données morphologiques (images des organes) ou bien fonctionnelles (images des phénomènes physiologiques). Parfois, plusieurs techniques sont combinées pour afficher les deux.
Optique, essayons de voir...
L’intérieur du corps du patient peut être observé directement en introduisant, via les différents orifices du corps humain, une caméra miniature accompagnée d’une petite lampe. C’est par exemple le cas de l’angioscopie qui permet d’observer l’état des cordes vocales.
Ultrasons, si on ne peut pas voir, tachons d'entendre...
Plus connue sous le nom d’échographie, le patient se voit appliquer un émetteur-récepteur d’ultrasons (un gel aide les ondes à se diffuser) et le temps que mettent ces ondes acoustiques ultrasonores pour se propager dans un milieu et revenir au capteur permet de visualiser l’atténuation de ce milieu. Les images obtenues ne sont pas de très bonne qualité, ce qui peut conduire à des interprétations différentes par des médecins différents. Cette technique peut-être employée pour observer différentes couches de la peau.
Rayons X : au-delà du visible
Si il est nécessaire d’observer les tissus durs (tels que les os, et oui, ce sont des tissus vivants) du patient, il doit s’attendre à se faire bombarder de rayons X, comme les valises à l’aéroport. Le patient se place entre un capteur numérique (autrefois, un film) sensible à ces rayons et un émetteur. Les rayons X traversent le corps et sont atténués différemment selon les tissus. C’est ce coefficient d’atténuation qui est visible sur l’image.
IRM, la radio tiens toute seule sur le frigo (ou pas)...
Pour les tissus mous, l’appareil à IRM, pour imagerie par résonance magnétique, envoie des ondes électromagnétiques à hautes fréquences. Un aimant se met à tourner autour du patient. Les tissus réagissent à ces ondes. Cette réaction est mesurée. Les données qui sont captées sont traitées pour former l’image observée représentant la densité des tissus. Cette technique est utilisée, par exemple, pour la détection de tumeurs au cerveau.
Médecine nucléaire: suivre des molécules espionnes à la trace...
Cette technique est la plus invasive pour le patient. Il s’agit d’une modalité fonctionnelle. On injecte au patient une substance traceuse, telle que le glucose et un isotope radioactif possédant des noyaux atomiques instables qui se désintègrent progressivement en émettant un rayonnement. Des capteurs spécifiques mesurent ces rayonnements. Ainsi les cellules cancérigènes, gourmandes en glucose, vont laisser une trace plus importante que les autres sur l’image. Le cancer du poumon peut-être détecté en utilisant cette technique combinée, à une image morphologique obtenue par rayons X.
Bien que toutes ces techniques soient couramment répandues, elles ne sont pas complètement satisfaisantes : trop contraignantes, qualité des images insatisfaisantes… mais dans tous les cas, ces images médicales permettent avant tout d’améliorer l’interprétation du praticien.
Guillaume Galès

